lundi 21 novembre 2011

Transgression saisonnière

Apparences trompeuses à lisière de l'inner-outer, de juillet à novembre, d'une rive à l'autre du périphérique







"La transgression est un geste qui concerne la limite ; c'est là, en cette minceur de la ligne, que se manifeste l'éclair de son passage, mais peut-être aussi sa trajectoire en sa totalité, son origine même. Le trait qu'elle croise pourrait bien être tout son espace. Le jeu des limites et de la transgression semble être régi par une obstination simple: la transgression franchit et ne cesse de recommencer à franchir une ligne qui, derrière elle, aussitôt se referme en une vague de peu de mémoire, reculant ainsi à nouveau jusqu'à l'horizon de l'infranchissable. (…)
La limite et la transgression se doivent l'une à l'autre la densité de leur être : inexistence d'une limite qui ne pourrait absolument pas être franchie; vanité en retour d'une transgression qu'une limite d'illusion ou d'ombre. Mais la limite a-t-elle une existence véritable en dehors du geste qui glorieusement la traverse et la nie ? (…)
La transgression porte la limite jusqu'à la limite de son être; elle la conduit à s'éveiller sur sa disparition imminente, à se retrouver dans ce qu'elle exclut…, à éprouver sa vérité positive dans le mouvement de sa perte. (…)"
La transgression n'est donc pas à la limite comme le noir est au blanc, le défendu au permis, l'extérieur à l'intérieur, l'exclu à l'espace protégé de la demeure. Elle est liée plutôt selon un rapport en vrille dont aucune effraction simple ne peut venir à bout."

Michel Foucault, 1963

Déconstruction

Il y des chantiers qui durent et qui semblent pourtant avancer par grandes enjambées :  rien ne se passe, puis, d'un coup, la moitié des bâtiments adjacents ont disparu…
En juillet, la chaufferie du quai de la Marne était  encore enveloppée de sa gangue métallique :


Il n'y plus rien qui protège les fours désormais…




dimanche 13 novembre 2011

L'art de l'approche

Tout comme le MAS propose une singulière élévation pour appréhender la forme et les motifs de la ville - apparition surprise de la zone portuaire dans un lointain indéchiffrable pour le piéton resté ici-bas ; superposition architecturales incongrues et encore plus improbables que les façades vitrées ondulent et déforment les objets - le photographe piéton peut tout aussi bien rester au pied de son sujet et tourner autour du pot pour en trouver la perspective éclairante…





Une fenêtre sur Anvers