dimanche 7 novembre 2010

They're coming*

" Ahahahha !!!
Génial les Martiens-pistache débarquent ! "
Marie-Claire G.

L'oracle nous avait prévenu mais nous n'avions pas su alors interpréter ses messages.


" Vous connaissez tous cette intraitable mélancolie qui s'empare de nous au souvenir des temps heureux. Ils se sont enfuis sans retour ; quelque chose de plus impitoyable que l'espace nous tient éloignés d'eux. Et les images de la vie, en ce lointain reflet qu'elles nous laissent, se font plus attirantes encore. Nous pensons à elles comme au corps d'un amour défunt qui repose au creux de la tombe, et désormais nous hante, splendeur plus haute et plus pure, pareil à quelque mirage devant quoi nous frissonnons. Et sans nous lasser, dans nos rêves enfiévrés de désir, nous reprenons la quête tâtonnante, explorant de ce passé chaque détail, chaque pli. Et le sentiment nous vient alors que nous n'avons pas eu notre pleine mesure de vie et d'amour, mais ce que nous laissâmes échapper, nul repentir ne peut nous le rendre. Ô puissions-nous d'un tel sentiment, tirer une leçon dont nous nous souviendrions à chaque instant de notre joie ! Plus doux encore est le souvenir des années que nous versa le ciel, si ce fut une soudaine épouvante qui les termina. Nous comprenons alors quel bonheur c'est déjà pour nous autres hommes, que de vivre au fil des jours en nos petites sociétés, sous un toi paisible, parmi les bonnes conversations, salués d'un bonjour et d'un bonsoir également tendres. Hélas nous reconnaissons toujours trop tard que la fortune qui donnait ces choses nus ouvrait déjà ses trésors. "
Ernst Junger, Sur les Falaises des Marbres, 1939

Puis, ils envoyèrent leurs éclaireurs, prenant les formes anciennes de nos explorateurs et nos aventuriers.




Déjà, ils marquèrent le territoire, le délimitèrent de leurs empreintes, que nul ne remarqua en cette époque trouble du greenwashing. Que cette signalétique fût pourtant si auto-incompatible !

Quand ils débarquèrent, ils évitèrent les moyens caricaturaux de la Soupe aux Choux et préférèrent des conteneurs absolument inaérodynamiques, ce qui sembla pourtant une hérésie au temps du malus écologique.



Mais ils prirent soin d'utiliser des transports canal-trendy-friendly. Ouf !
Et ils s'emparèrent du territoire… Boutant hors de la capitale les automobiles, barricadant les grands axes.



Le vert triomphera-t-il du marron ?


* Les Martiens d'Helmut Newton avaient d'autres atouts pour s'infiltrer…

No Future


Il n'y a pas de quoi désespérer de la saison pour un petit dimanche tout gris, si ?

mercredi 3 novembre 2010

Paysage : ouverture

" Un paysage est par définition la vue qu'offre ou présente un pays, non pas sa détermination politique ou géopolitique, mais en un sens plus ancien, plus archaïque : celui d'une fraction délimitée de territoire, en elle-même à son tour divisée et partagée - en propriétés et terres, parcelles, aires, etc. (pagus, en latin, c'est la borne fichée en terre) -, et formant un otut qui rassemble le plus souvent autour d'un hameau, d'un village ou d'une bourgade et se clôt ainsi sur son unité locale. L'extension du pays est variable (…) Mais il est toujours homogène, il a son identité propre (…) C'est qu'un pays est essentiellement habitable, et habité ; habituel aussi, familier : c'est le " chez soi " (…) on est " du pays ", l'aurait-on même quitté, on y appartient. (…)
Ce pays, ces paysages donc, étaient et sont encore malgré tout ceux d'une nature " cultivée " : travaillée et façonnée, domestiquée, édifiée (…) Pays et paysages, au fond, datent de l'âge néolithique (… Ils) rassemblent en somme cette immense histoire, ils en condensent la mémoire. 
(…)
Jusqu'à présent donc, Thibaut Cuisset photographiait des paysages (…) Avec la double série ici présentée (Islande 2000, Namibie 2004), en revanche (…) le dépaysement est en apparence entier, sans reste. On pourrait presque dire, quitte à forcer la langue (mais ce serait plus juste) :  le dépaysagement.

Philippe Lacoue-Labarthe, texte du Dehors Absolu, éditions Filigranes, 2005

(texte complet sur le site de la Galerie des Filles du Calvaire)

vendredi 29 octobre 2010

Rose et bleu mystique

Pour le poète du XIX°, le moment crucial vint le soir ; pas sûr qu'il eut toutefois prévu une telle déclinaison en marron d'un ciel mystique.
Un matin, soleil levant sur Roissy, la Tour Essor prit quelque teinte surannée…







dimanche 3 octobre 2010

Leipzig danach

On n'a pas fini de tourner en rond en Mitteleuropa…

La Bourgogne en Provence

A défaut d'être retournée voir le nartex de la basilique de Vézelay, une autre porte, sublime et naturelle.

mercredi 15 septembre 2010

Variation en marron

L'automne, c'est la saison des marrons.

Et le marron, c'est une couleur universelle des villes, pas seulement dans les Sidliště, qui doit batailler ferme avec le gris.

Pour entamer cette série de circonstance automnale, quelques déclinaisons toulousaines autour de la brique.

De la brique ou du marron, lequel des deux est le plus celosvětově ?




























lundi 6 septembre 2010

Alles in Ordnung

Il n'y pas qu'à l'Est que l'on ordonne l'espace public. Et quand on veut faire cohabiter autant de sports de voile, les parasols doivent faire profil bas !









Quant à la rigueur du contrôle…

vendredi 23 juillet 2010

Pour en finir avec le travail…

Aperçu des chantiers des derniers mois :
  • au travail, le maquis de la fiscalité locale
(photo prise non loin de Châteauroux… véridique)
  • et un déménagement

Correspondances sphériques

Regard de l'est au nord.

Photos prises à Lille, quartier Euralille. Martine était-elle jalouse de la Villette ?

Nach Osten